10.3.13

Batman : Arkham City - Latex & the city


- Pas de spoilers - 

Pour ce premier article catégorisé geekerie, j'ai choisi de parler d'un jeu auquel j'ai consacré pas mal d'heures de ma vie, avec plaisir. Vous remarquerez vite sur le blog que, plutôt que de me cantonner à la nouveauté, je vous parlerai de ce qui m'a touchée comme un batarang en plein coeur. 
Voici mon avis sur Batman : Arkham City (PlayStation 3).


Sans connaître en détail les différentes versions de l'histoire de Batman ni tous les vilains, je suis fan. Depuis mon plus jeune âge, parce que ceci est le meilleur générique du monde :


J'ai très tardivement commencé Arkham Asylum, le premier volet, et me suis empressée d'en finir l'histoire principale à la sortie d'Arkham City pour vite commencer celui-là.

Le contexte du jeu reste le même : Batman se retrouve malgré lui au beau milieu d'un imbroglio manigancé par son ennemi de toujours, le Joker.
Cette fois, la lie de Gotham n'est plus enfermée sur son île mais évolue en liberté surveillée dans les bas quartiers de la ville. On est presque dans un univers post-apocalyptique dont Arkham Asylum aurait été à l'origine.


Bonne cliente du "fan service" (qui consiste pour les créateurs d'oeuvres à satisfaire les fans en les arrosant de références), j'ai évidemment aimé le cadre du jeu.
J'avais un peu peur d'être larguée dans cette grande ville, celle-ci étant à passer au peigne fin et visuellement très riche, mais des balises et une boussole permettent de planer de toit en toit, librement, sans se perdre.

On retrouve ici et là une infinité de détails associés aux personnages bien connus de Batman.
Mais ces personnages, on ne les voit pas toujours : les scénaristes ont évité l'écueil de la surenchère en ne mentionnant pas toujours de nom mais en laissant traîner un objet ou une phrase qui fait clin d'oeil.
Par exemple, quand on sait que les parents de Dick "Robin" Grayson sont morts (oui, eux aussi) lors d'une représentation de trapèze, on savoure le genre d'affiche ci-dessous...

"Annulé", tu m'étonnes.

Les petites redondances de jeu d'Arkham Asylum ont quasiment disparu avec une légère amélioration de l'intelligence artificielle des ennemis. C'est encore plus flagrant quand on enchaîne les deux jeux comme je l'ai fait.
Pourtant, j'ai regretté la légèreté des soi-disant complications, destinées elles aussi à casser la routine de l'infiltration  : détecteur thermique, mines... Ils ne m'ont jamais posé problème et j'ai même rarement remarqué leur présence.

Les combats sont encore plus jouissifs et intuitifs (comprendre : "quand j'appuie sur tous les boutons en même temps, ça fait des trucs encore plus cool). Le pouvoir de défoulement de la "raclée" en fin de boss est assez énorme !

Poc.











 
Concernant l'histoire, elle est la digne suite du premier jeu.
Batman est égal à lui-même : courageux, altruiste et... gentil. Désespérément gentil. Batman ne tue pas, il assomme. Admettons. Les décharges envoyées par ses gadgets sont non mortelles. D'accord. Un vilain bien connu tente de le refroidir pendant la séquence du jeu la plus propice au lancer violent de manette difficile et, une fois battu, il demande un service à Batman... qui accepte sans sourciller. Pas rancunier, le gars ! 

Le reste du scénario n'est pas mauvais mais pas non plus transcendant, soyons honnêtes.  
La fin, quant à elle, est vraiment très bonne et n'a rien à envier au final des meilleurs BD de l'homme chauve-souris. Elle vaut le coup à elle seule de faire le jeu et le générique de fin est aussi à ne pas louper.
De plus, les voix françaises sont de qualité, notamment celle du Joker, doublé par Pierre Hatet qui doublait déjà avec talent le Joker de la série animée. Pour la version originale, c'est Mark Hamill (Luke Skywalker) qui assure le doublage de ces deux Joker également.


La durée de vie du jeu est... à ne pas savoir par où commencer. Pour vous donner une idée, lorsque l'histoire principale est terminée, nous en sommes à 30%. Le contenu supplémentaire comprend : 
  • 12 missions annexes 
C'est souvent là qu'on trouve les interactions avec certains vilains, qui auraient parasité l'histoire principale.
  • 280 trophées de l'Homme Mystère à récolter
Pour ça, vous devez trouver des informateurs et arrêter de les frapper avant de les assommer pour voir des trophées apparaitre sur votre carte grâce à leurs informations. Bon, comme parfois je suis un peu trop dans le feu de l'action, il me manque l'emplacement d'une quinzaine de statuettes... Sans compter les deux qui apparaissent carrément en dehors de la carte et sont donc inatteignables. Mystère, c'est le cas de le dire.
  • 69 énigmes à résoudre
Cette quête est super prenante : chaque zone de la ville correspond à une énigme de l'Homme Mystère et la réponse se trouve dans le décor, qu'il suffit de "scanner" en se plaçant au bon endroit. Il faut parfois avoir de bons réflexes et la recherche en elle-même est très sympa à faire.
  • Des dizaines d'objets à détruire, de campagnes (passages du jeu à rejouer avec d'autres personnages ou costumes), de défis en tous genre...

J'ai fini tout le contenu, sauf les campagnes et défis : je suis à 70% seulement. Un jeu qui dure, donc !


La bande originale est elle aussi très réussie. Non, je n'ai jamais laissé tourner le menu pour écouter le thème principal, tu mens. Il n'est pas sans rappeler les compositions d'Hans Zimmer et James Newton Howard pour la trilogie cinéma de Christopher Nolan...


L'histoire de Catwoman en parallèle de celle de Batman ajoute de la profondeur au jeu. Son choix (laissé au bon vouloir du joueur) à la fin lui apporte un peu plus de consistance, derrière le personnage féminin ultra sexué.
Le changement de personnage à loisir une fois l'histoire finie est réussi et tout en retenue. Dommage cependant qu'une seule séquence de dialogues ait été prévue et devienne lassante quand on permute souvent.

Autre petit regret, le design des personnages.
Les hommes, hormis les méchants charismatiques, sont tous baraqués. Les femmes importantes sont toutes ultra gaulées et se sentent obligées de tortiller du séant. Catwoman, Harley Quinn, Poison Ivy, Talia Al Ghul : même combat. Vous allez me dire que ça fait partie des personnages. Je suis d'accord mais trop de tortillage tue le tortillage, aussi jolies ces demoiselles soient-elles.


Un troisième volet pour corriger tout ça ?
Oui, il est prévu pour 2014 en France. Le jeu prendrait la forme d'une prequel (évènements antérieurs au premier jeu) et s'appuyerait peut-être sur la rencontre de Batman et du Joker...

EDIT : voir l'article sur Batman : Arkham Origins



3 commentaires:

caz a dit…

J'avais prévu de finir le premier avant de commencer celui-ci, mais ce n'est toujours pas fait... Donc je ne suis pas du tout pressé pour le trois.

Par contre, je ne trouve rien à redire sur la morphologie des personnages féminins ^^

Bien sympa cet avis sur le jeu.

Sissen a dit…

Merci beaucoup.
Justement, j'ai eu envie de refaire Arkham Asylum après avoir écrit l'article : ça se fait en 3 soirées, tu laisses traîner ! :)

caz a dit…

J'ai la fâcheuse tendance de vouloir explorer et retourner les jeux et parallèlement à cela j'ai été pris de fièvre acheteuse depuis quelques mois et j'ai accumulé les jeux.

je crois que Lara passera tout de même avant, et Kratos aussi car lui devra être terminé rapidement !

Peut être que Bruce sera le prochain :)